Quels placements pour la fin de l’année ?

Mardi 29 septembre 2009

Chute du taux du Livret A, rebond de la bourse, reflux de l’immobilier... Les placements des Français ont été chamboulés ces derniers mois. Après la rentrée, voici les conseils pour bien investir d’ici la fin de l’année.

Les livrets réglementés. A 1,25% depuis le 1eraoût, le Livret A connaît son plus faible taux facial depuis sa création en 1818. Mais « mieux vaut une rémunération de 1,25% avec une inflation de -0,5%, qu’un intérêt de 4% avec une inflation de 3,6% comme cela était le cas l’an passé », explique Cyril Blesson, directeur de la recherche économique chez la société de conseils Seeds Finance.

L’assurance-vie. La baisse du Livret A profite à l’assurance-vie. « On assiste à un phénomène de vases communicants : les placements liquides décollectent au profit des placements sans risques », note Seeds Finance. « Aujourd’hui, les assurances vie proposent des taux entre 4 et 5%. C’est imbattable, même si les assureurs ne pourront sans doute pas tenir le rythme très longtemps », explique l’économiste Philippe Crevel. Les particuliers peuvent aussi doper le rendement en incluant des emprunts obligataires d’entreprises. Certaines, comme Saint-Gobain, proposaient un taux de 8,25% !

La Bourse. Depuis le début du mois de juillet, le CAC 40 a gagné près de 15%. Est-ce le moment pour les investisseurs de revenir en Bourse ? « Personne ne pense que la fin de l’année sera meilleure que le début », constate Jérôme Chosson, analyste financier. Pour lui, la menace de pandémie de grippe A est aussi un facteur de risque. « La maladie peut perturber les marchés, comme cela a été le cas avec la vache folle ».

L’immobilier. La pierre, valeur refuge ? Rien n’est si sûr. En un an, le prix moyen d’une maison ancienne a diminué de 3,5% en Bretagne (chiffres FNAIM à fin juin). « Nous sommes à l’an un de la baisse des prix. Ce recul intervient après un cycle de forte hausse, qui a déconnecté les prix immobiliers de la réalité économique », estime Alexandre Mirlicourtois, directeur des études économiques au sein du cabinet de conseils Xerfi. Dans l’ancien, les prix se sont en effet envolés de 140% entre1997 et2007, alors que le revenu des Français n’a progressé que de 20%. « Je ne vois pas comment à court terme, le cycle pourrait se retourner », conclut-il.

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