Le potentiel de rebond des actions n’est pas épuisé

Les actions rapportent quatre à cinq fois plus que les placements monétaires

La forte remontée des marchés repose plus sur le sentiment que le pire est passé que sur de fortes anticipations de reprise qui ont encore besoin d’être confirmées. En début d’année, les actions étaient valorisées sur la base d’une nouvelle aggravation de la crise financière et du glissement de l’économie vers la dépression. Comme rien de tout cela ne s’est produit, le marché se ressaisit, et le mouvement n’est sans doute pas terminé.
D’un point de vue économique la récession est toujours là, notamment aux Etats-Unis, mais plusieurs indicateurs portant sur le marché immobilier, le moral des ménages et le marché de l’emploi, montrent que depuis le mois d’avril la situation cesse de se dégrader. Même chose en Chine, où l’activité manufacturière fait également apparaître des signes de reprise.
Du côté des banques, les tests de résistance du système bancaire américain montrent, certes, que dix des dix-neuf plus grands établissements financiers des Etats-Unis ont encore besoin de renforcer leurs fonds propres pour faire face à une éventuelle aggravation de la récession. Mais les sommes en jeu (74 milliards de dollars) n’ont rien à voir avec les centaines de milliards dont il était encore question fin 2008.
Côté entreprises, enfin, la période tant redoutée de publication des résultats trimestriels a confirmé une forte dégradation des profits des sociétés les plus exposées au cyclique économique. Toutefois, celle-ci s’est révélée conforme, voire moins forte que prévu, ce qui a là aussi contribué à rassurer le marché.

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