Ce que les banques privées recommandent à leurs clients

, par  Laurent L’Armorie , popularité : 59%

Interrogés par « Le Figaro Magazine », onze établissements de gestion privée ont joué le jeu pour livrer les placements qu’ils privilégient en ce moment. Revue de détail des arbitrages qu’ils préconisent pour les mois qui viennent.

1. Quels placements conseillez-vous dans les mois qui viennent ? A quoi faut-il s’attendre en termes de rendements et d’évolution des différents actifs ?

Rebond jusqu’au 1er semestre 2010

Les marchés financiers vont être encore très volatils durant les mois à venir. Des incertitudes pèsent sur 2010 : chômage, déficit budgétaire, reprise de la consommation et du commerce mondial.

Sur les marchés actions, préférez les grandes capitalisations des zones euro et dollar afin de privilégier des actifs liquides. Le marché actions américain sera le premier à bénéficier d’un retournement de conjoncture. Diversifiez sur les marchés émergents dont les fondamentaux sont solides. Préférez les obligations d’entreprises de bonne qualité aux obligations d’Etat.

Une meilleure visibilité et un effet de base favorable sur les résultats devraient permettre aux actions de poursuivre leur rebond tout au moins au 1er semestre 2010. Les actions des pays émergents bénéficient d’un environnement plus favorable.

Sur les obligations, tant que les banques centrales maintiennent leurs taux directeurs sur des niveaux proches de zéro, les obligations d’Etat devraient afficher une performance correcte, mais faible. Ensuite, leur performance sera fortement affectée, mais probablement pas avant fin 2010.

55 % en actions ; le reste en taux

Maintenez une bonne diversification entre les placements de taux et d’actions. Dans un contexte où la rémunération des placements monétaires va rester basse, nous privilégions les obligations d’entreprise, les obligations convertibles et les actions. Pour un profil équilibré, la part des actions est de 55 % et 45 % pour la partie taux.

Les marchés d’actions devraient continuer d’évoluer favorablement (sortie de la récession de l’économie mondiale, résultats des sociétés meilleurs que prévu...). Le rendement des actions européennes est proche de 4 %, supérieur aux taux longs. Les obligations d’entreprise et les obligations convertibles offrent une rémunération largement supérieure à celle des taux sans risque.

Rester prudent

S’il est encore prématuré de parler de « ciel bleu », les dernières statistiques économiques publiées de part et d’autre de l’Atlantique ont confirmé la fin de la récession et l’amélioration progressive de la conjoncture. La reconstitution des stocks, qui se sont épuisés au fur et à mesure de l’aggravation de la récession, est à présent en cours. Les chiffres montrent également que le secteur manufacturier est le premier bénéficiaire, suivi du commerce mondial, en voie de rétablissement.

Dans ce contexte de sortie de crise, qui pourrait toutefois se révéler plus inégal (selon les zones géographiques) et plus long que prévu, nous restons prudents dans nos prévisions sur les différentes classes d’actifs.

Évaluer sa tolérance au risque

Avant d’envisager tout investissement, il est important de bien adapter ses placements en fonction de ses propres besoins, et surtout, d’essayer d’identifier son seuil de tolérance au risque avant de déterminer un niveau de rémunération souhaité. Il est difficile de faire des prévisions sur les marchés à court terme, mais si on se place à moyen ou à long terme, les actions, comparées aux autres placements, restent la classe d’actifs à privilégier. Malgré les fluctuations très fortes des marchés auxquelles il va falloir s’habituer et compte tenu de l’accélération des cycles, une gestion active et de conviction sera de plus en plus nécessaire. La bonne tenue des résultats et leur profitabilité ont montré l’extraordinaire réactivité des entreprises. Aussi, au moindre signe de reprise et dès que les chiffres d’affaires repartiront à la hausse, les profits devraient fortement remonter.

Des investissements progressifs

L’argent sans risque rapporte de moins en moins et va continuer à servir des rendements extrêmement faibles dans les prochains mois (pas loin de zéro).

La pression fiscale globale va augmenter dans un contexte de risque de reprise de l’inflation à un horizon de deux ou trois ans.

La diversification immobilière est nécessaire pour profiter, grâce à un endettement « bon marché », de l’effet de levier du crédit et pour se protéger d’une résurgence de l’inflation (loyers indexés). Monétaire : rien à en attendre ! Obligations : moins de rentabilité sur la dette d’Etat, mais toujours des dossiers attractifs sur la dette d’entreprise. Actions : des corrections probables de court terme pour laisser le marché souffler et une rotation sectorielle envisageable sur les titres en retrait (par exemple Total sur le CAC 40, ou certaines valeurs défensives en retrait). Or : trop spéculatif pour un particulier, mais assurance de portefeuille en cas de crise majeure.

Des obligations d’entreprises

Dans les mois qui viennent, la rémunération des placements monétaires va rester proche de zéro. L’alternative constituée par les placements obligataires reste valable mais devra concerner les obligations d’entreprises plus que les obligations d’Etat, et rester sur des maturités inférieures à cinq ans. On pourra ainsi constituer un portefeuille d’obligations qui procurera un rendement de 4 % dans un contexte de risque modéré.

La reprise continue

Le mouvement de reprise des Bourses n’est pas terminé, celle de l’économie étant plus robuste que prévue. Même si la hausse du chômage pèse sur la consommation, le maintien de l’inflation à des taux très faibles (0,4 % en 2009 dans la zone euro) contribue à soutenir le pouvoir d’achat.

Il faut di-ver-si-fier

Investir régulièrement et diversifier ses placements est essentiel pour l’ensemble des épargnants. Plus le patrimoine est élevé, plus la diversification sur des placements risqués peut et doit être importante. Deux offres sont particulièrement adaptées à leur situation patrimoniale : la gestion sous mandat, qui permet de revenir sur les marchés actions de façon simple et professionnelle en déléguant la gestion de leur investissement financier ; et les produits financiers offrant une optimisation fiscale, comme les FCPI, FIP, Sofica ou encore SCPI.

Le maintien des taux courts à des niveaux historiquement bas semble être la tendance la plus claire pour les prochains mois. Sur les taux longs, la baisse devrait avoir atteint un palier. Dans ce contexte, l’écart de taux avec le court terme reste intéressant, avec un complément de rémunération pour les emprunts privés. Sur les marchés d’actions, le climat est redevenu positif en même temps que se renforcent les anticipations de reprise de la croissance.

Rretour progressif sur les actions

Même si la crise n’est pas finie, les marchés retrouvent une nouvelle attractivité avec une volatilité qui demeure, mais qui est redevenue proche de sa moyenne historique. Quant aux politiques monétaires « accommodantes », elles se prolongent.

Conséquence sur les marchés : une remontée des actions, avec des à-coups possibles, des taux courts bas et des taux longs qui ne devraient pas remonter immédiatement.

Nous sommes plus optimistes sur les perspectives de court terme : les indicateurs se redressent. La reprise demeure cependant fragile, avec deux points de faiblesse : les taux de chômage et l’endettement des Etats.

Nous revenons progressivement aux actions, notamment sur l’Europe et les pays émergents. C’est dans ces périodes de sortie de crise que les opportunités sur les actifs risqués sont les plus intéressantes. Après une phase de norma li sation, leurs rendements reviendront sur leur moyenne historique.

Investir pour le moyen-long terme

Nous conseillons d’investir sur les actions, principalement dans les zones euro. En diversification, nous privilégions toujours l’Asie (hors Japon) ainsi que le Brésil, qui offrent de bons potentiels. Le retour à la croissance des économies développées semble se profiler avec un système financier qui regorge de liquidités et qui a les moyens de financer la reprise. C’est pourquoi nous sommes positifs sur les actions. Nous serons très attentifs au niveau de consommation des ménages, qui reste la clé d’une reprise durable. Sur les taux, nous restons pondérés. Nous gardons cette classe d’actifs qui ne devrait pas se détériorer et bénéficier de taux élevés. De même, nous conservons nos positions sur l’or. Les perspectives sont une hausse de 10 à 15 % sur les marchés actions.

Fort potentiel sur le CAC 40

D’ici à mars 2010, un objectif sur le CAC 40 entre 4 200 et 4 400 points est possible, soit un potentiel de hausse de 15 %. En effet : l’abondance des liquidités et le contexte actuel de taux d’intérêt bas contribuent à soutenir les classes d’actifs risqués ; les excès baissiers consécutifs à la crise financière de 2008 n’étant pas encore résorbés, les actions devraient bien se comporter dans les six prochains mois.

Les emprunts d’entreprises restent encore intéressants, mais ils peuvent souffrir d’une remontée des taux courts par les Banques centrales en 2010. Il est donc conseillé de privilégier les échéances courtes. A contrario, le potentiel de gain sur les emprunts d’Etat nous paraît très faible.

2. Quelle place accorder aux investissements en actions, en obligations, en assurance-vie, aux liquidités, éventuellement à l’or, à la pierre et aux produits défiscalisants ?

Privilégier les actions

A condition d’avoir le temps et d’accepter des fluctuations importantes à court terme, les actions restent le placement à privilégier. Y ajouter des obligations permet d’amortir les fluctuations d’un portefeuille tout en conservant un rendement attractif. L’assurance-vie permet d’utiliser, en plus des actions et des obligations, les fonds en euros et de bénéficier d’un cadre fiscal favorable.

Le monétaire, avec un rendement quasi nul, ne présente pas d’intérêt. Les cours de l’or sont tirés par la spéculation sur les anticipations d’inflation et pourraient se retourner si ces anticipations ne se vérifiaient pas. A manier avec précaution.

Quant à la pierre et aux produits défiscalisants (immobilier, FIP, FCPI), ce sont des sources de diversification supplémentaires qui peuvent représenter 5 à 10 % d’un patrimoine. Attention tout de même à leur faible liquidité et à la qualité trop souvent obérée par l’avantage fiscal à l’entrée.

Privilégier PEA et assurance-vie

Une diversification des actifs permet de maximiser les moteurs de performances et de limiter les risques. L’immobilier occupe déjà un poids très important dans le patrimoine de nos clients. La poche euros des contrats d’assurance-vie capitalisation propose souplesse et performance tout en offrant un cadre fiscal et successoral avantageux, ainsi qu’une gamme de supports très étendue (fonds actions, à capital protégé, obligations corporate, titres vifs...).

Équilibrer actions et obligations

Les taux de sicav monétaires ne devraient pas remonter rapidement et rester peu rémunérateurs. Or, les investisseurs institutionnels disposent de liquidités très importantes qu’ils doivent redéployer, ce qui constitue un soutien pour les autres classes d’actifs (obligations, actions).

Nous recommandons toujours les obligations du secteur privé (classiques ou à haut rendement), qui demeurent attractives.

Les actions, dont la valorisation reste faible par rapport aux normes historiques, apparaissent attractives dans une optique à moyen terme. A plus court terme, compte tenu du caractère encore fragile de la reprise qui s’amorce, les marchés actions devraient connaître encore des fluctuations sensibles, au gré de l’appétit ou de l’aversion des investisseurs pour le risque. Globalement, nous gardons une position équilibrée dans les portefeuilles.

Les fonds obligataires convertibles

Les marchés actions offrent aujourd’hui le meilleur rendement risque de l’ensemble des classes d’actifs. Pour les investisseurs très frileux, revenir prudemment sur les actions par le biais des fonds d’obligations convertibles et des titres à dividendes élevés serait un bon compromis. Les placements monétaires sont à éviter, ils ne rapportent plus rien. Les rendements des obligations seront de moins en moins attractifs. En effet, les Etats feront de plus en plus appel aux marchés pour financer leurs plans de relance. L’inflation pourrait à terme être une menace et altérer la rémunération des placements obligataires. L’or et les matières premières restent un investissement attractif pour se prémunir des désordres monétaires et des effets potentiels de l’inflation. Quant à l’immobilier, il est encore trop cher par rapport au pouvoir d’achat des ménages, mais il pourrait redevenir attractif si on avait une hausse importante de l’inflation.

Répartir son capital en trois catégories

Nous limitons la partie trésorerie à court terme et réaffectons les capitaux en trois catégories.

Pour la partie qui ne doit supporter aucun risque, nous continuons à privilégier les fonds en euros des contrats d’assurance-vie, dont le rendement continuera à assurer une rémunération intéressante (probablement plus de 3,5 % pour les meilleurs) ; pour un risque modéré, une sélection rigoureuse d’OPCVM d’obligations d’entreprise peut compléter la stratégie.

Pour un profil équilibré, nous recommandons les fonds flexibles qui permettent de mieux maîtriser le timing d’entrée ou de sortie des marchés, et d’effectuer des arbitrages entre les obligations et les actions.

Enfin, pour ceux qui sont prêts à prendre plus de risques : commencer à revenir sur le marché actions par un programme d’investissement progressif (en trois ou quatre fois) sur des fonds gérés avec conviction, non indiciels et fortement orientés vers les zones à forte croissance.

La reprise est favorable aux actions

Les fonds en euros des compagnies d’assurance-vie vont encore offrir des rendements de 3,5 à 4 % qui peuvent être préférés au monétaire.

Les actions apparaissent encore protégées par des valorisations au dessous des moyennes historiques. La période de reprise économique leur sera encore favo rable dans les prochains mois.

L’immobilier et l’or nous paraissent en revanche être des investissements qui ne doivent être réalisés que progressivement. En effet, un scénario inflationniste qui favoriserait l’or n’est pas d’actualité. De même, la reprise d’une dynamique du crédit qui relancerait l’immobilier ne semble pas, selon nous, s’annoncer pour 2010.

Investir les brouses du Moyen-Orient

Compte tenu de la forte reprise de certains marchés depuis le début de l’année, nous effectuons quelques arbitrages dans nos portefeuilles.

Pour les stratégies les plus opportunistes, nous prenons un peu de profit sur les marchés asiatiques, qui nous semblent maintenant bien valorisés après une hausse de 55 % cette année, pour investir sur les Bourses de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, principalement en Egypte, en Arabie saoudite, au Qatar, dans les Emirats arabes unis et, marginalement, en Tunisie et au Maroc. Ces Bourses sont très en retard par rapport aux autres marchés émergents.

Une épargne de protection

Une organisation patrimoniale cohérente repose sur la diversification des placements. Il faut se constituer une épargne de précaution, liquide et investie dans des produits sans risque, quel que soit le niveau des taux.

La part de cette épargne de précaution doit être décroissante par rapport au montant de ce patrimoine. La souscription d’un contrat d’assurance-vie multisupport est un bon choix : il permet de sécuriser une partie des investissements sur le fonds en euros et d’investir progressivement sur différentes classes d’actifs ; sans parler de ses avan tages fiscaux et de sa souplesse contractuelle.

Au-delà de ces produits, le client peut ouvrir un plan d’épargne logement, sans risque, pour financer un projet immobilier et, pour un investissement à long terme, regarder du côté de la pierre, dont les prix ont baissé, avec, par exemple, la souscription de SCPI Scellier qui offrent des avantages fiscaux notables.

Profil prudent... ou risqué

Pour les clients acceptant un niveau de risque limité.

A court terme, arbitrez les fonds monétaires et les liquidités peu ou pas rémunérés au profit, par exemple, de comptes sur livret « boostés » ou encore d’un plan d’épargne logement (à 2,5 % net annuel).

A moyen-long terme, les investisseurs peuvent se tourner vers le support euro d’un contrat d’assurance-vie ou profiter des taux attractifs des obligations d’entreprises privées via des fonds, des obligations en direct (privilégier dans ce cas des échéances à quatre ou cinq ans et des émetteurs de premier ordre) ou de l’assurance-vie.

Pour les clients acceptant un risque plus important.

Les fonds gérés en « assurance de portefeuille » permettent d’investir sur des actifs risqués tout en bénéficiant d’une protection du capital investi.

Pour une diversification plus large, l’investissement dans le secteur immobilier peut être envisagé en direct ou via des SCPI.

Une allocation pour chaque profil

La banque privilégie une allocation correspondant exactement à chaque profil client. Tous les clients méritent une étude personnalisée de leur patrimoine afin de définir l’allocation globale entre les différents actifs.

Chercher l’équilibre

L’assurance-vie reste une alternative intéressante pour placer une partie de l’épargne de moyen-long terme, notamment sur les supports en euros qui pourront rapporter encore plus de 4 % en 2009, soit quand même une baisse de rentabilité de 0,20 ou 0,30 point par rapport à l’an dernier.

La crise de 2008 a démontré qu’un bon équilibre entre actifs risqués, obligations, immobilier et liquidités permet d’amortir des chocs violents, voire de profiter de très bonnes opportunités d’investissement. La définition et la mise en œuvre d’une stratégie patrimoniale précise et personnalisée conduiront à déterminer la part à consacrer à chaque classe d’actifs.

3. Comment réagir face au nouveau contexte et au durcissement de la fiscalité pour les détenteurs de valeurs mobilières et d’immobilier ?

Sur les marchés, il n’y a pas de rendement élevé sans prise de risque. C’est ce que les rentabilités élevées observées ces vingt dernières années sur les actions ont fait oublier aux investisseurs avant un dur retour à la réalité.

Conseil. Diversifiez vos investissements avec méthode et restez actifs.

Sur les valeurs mobilières, cela consisterait notamment à taxer les gains aux prélèvements sociaux dès le premier euro même en cas de cessions inférieures au seuil (25 730 euros pour 2009). Alors, privilégier les enveloppes de type PEA et assurance-vie, qui ne donnent lieu à aucune imposition en cas d’arbitrage et permettent de sortir en franchise totale d’impôts (hors prélèvements sociaux et RSA) à maturité fiscale. Concernant l’immobilier, si la plus-value dégagée lors de la vente de la résidence principale reste exonérée de prélèvements sociaux, celle réalisée lors de la cession de l’immobilier locatif après quinze ans de détention pourrait, quant à elle, y être soumise.

Conseil. Bien définir vos objectifs et analyser votre situation personnelle avec l’aide d’un expert afin de déterminer le poids des différents actifs, actions, obligations, assurance-vie, liquidités et pierre.

Il ne faut pas oublier le risque inflationniste qui se dessine à plus long terme, compte tenu des tendances actuelles des prix des matières premières, des déficits publics abyssaux et de la politique accommodante des banques centrales.

Conseil. Parmi les moyens de se prémunir contre l’inflation, les obligations indexées sur la hausse des prix méritent assurément une attention particulière. Elles offrent des rendements corrigés de l’inflation et, selon nous, leurs prix sont intéressants actuellement.

Face aux produits de défiscalisation, il faut rester extrêmement prudent car l’histoire nous montre que nos gouvernements ont davantage tendance à réduire les avantages fiscaux plutôt qu’à les augmenter. Au fil des années, le contribuable s’est adapté à une pression fiscale de plus en plus accrue.

Conseil. Privilégier la liquidité des actifs ; restez vigilant face à l’inflation.

Notre mise en garde : ne laissez pas vos émotions guider votre stratégie d’investissement et diversifiez vos vecteurs d’investissements.

Conseil. Un petit produit d’opportunité dans cette période de hausse assurée des impôts : les FIP et FCPI orientés vers l’éolien et le solaire, des industries prometteuses en raison des obligations du Grenelle de l’environnement, assortis d’avantages fiscaux.

Le régime fiscal de ces différentes classes d’actifs s’annonce moins favorable principalement en raison d’un élargissement du champ d’application de la CSG. Celle-ci pourrait être étendue à l’assurance-vie, lors du débouclage des contrats par décès, aux plus-values immobilières (hors résidence principale) ainsi qu’aux plus-values sur valeurs mobilières dès le premier euro en supprimant la franchise liée au seuil de cession. Il ne s’agit, pour l’instant, que d’un projet de loi de finances.

Conseil. De bonnes opportunités vont être à saisir sur des biens immobiliers commerciaux à Paris intra-muros en raison d’un tassement des prix au mètre carré, qui permet de retrouver une rentabilité avoisinant les 6,5 %.

Les conséquences de la crise vont nécessairement se faire sentir sur la fiscalité des Etats et nous sommes vigilants : la fiscalité est l’un des éléments à prendre en compte dans les stratégies d’investissements et patrimoniales. Ainsi, la Grande-Bretagne, très rapidement, suivie par les Etats-Unis, ou l’Espagne, plus récemment, annoncent clairement des hausses de la tranche marginale du barème de l’impôt sur le revenu et/ou un relèvement du taux des plus-values sur valeurs mobilières. Ces évolutions, combinées aux grands changements affectant les places offshore vont certainement modifier la répartition géographique des actifs et pourraient s’avérer favorables à la France pour les grands patrimoines, à condition que le bouclier fiscal reste en place.

Conseil. Etre attentif aux éventuels aménagements qui pourraient lui être apportés dans la loi de finances rectificative.

Les mesures envisagées dans la loi de finances 2010 portent, tout d’abord, sur l’assujettissement aux cotisations sociales des plus-values sur valeurs mobilières au-dessous du seuil de cession, ainsi que sur les contrats d’assurance-vie multisupport en cas de décès. Il s’agit pour l’essentiel d’un alignement sur le traitement commun des autres produits de placement qui, même lorsqu’ils sont défiscalisés, sont assujettis aux cotisations sociales. La seule exception reste l’épargne sur livret avec, en tête, le Livret A qui garde tout son intérêt. Dans ces conditions, il semble que l’impact sur les décisions d’investissement des prochains mois devrait être limitée.

Conseil. Bon sens et constance sont les maîtres mots en matière d’épargne. Un patrimoine se constitue sur la durée, au-delà de la conjoncture financière, en respectant les principes de diversification de l’épargne.

Mise en garde. Se méfier des offres promotionnelles de courte durée, tant en matière de frais que de taux de rendement. Elles ne remplacent pas un produit de qualité, approprié à la situation de chacun et à ses projets.

Il faut d’abord déterminer ses objectifs, privilégier l’aspect patrimonial par rapport à l’aspect purement fiscal.

Conseil. Forte conviction sur les obligations de bonne qualité émises par les entreprises privées. Les obligations convertibles sont un moyen efficace pour revenir prudemment sur les actions. Les actifs risqués offrent des opportunités intéressantes, à condition d’être sélectif et réactif.

Diversifier ses placements et être dynamique dans sa gestion d’allocation d’actifs, le marché étant devenu volatil et les cycles financiers de plus en plus courts.

Mise en garde. Toujours investir selon un degré de risque proportionnel à sa situation patrimoniale et à ses objectifs à moyen et long terme.

Ce projet de loi de finances est peu surprenant au regard des besoins de recettes de l’Etat français, mais rien n’est encore voté pour l’instant.

Conseil. Dans ce contexte de reprise économique, les investissements en or et dans l’immobilier ne constituent pas nos priorités. Quant aux liquidités, leur faible rémunération incite à ne les conserver que pour des besoins de trésorerie à court terme ou des projets d’investissement à 12-18 mois.

Mise en garde. Surveiller le début de la remontée des taux courts aux Etats-Unis : certains actifs obligataires pourraient en souffrir en 2010.

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